-
Retraite pour carrière longue
Un décret du 7-5-2026 tire les conséquences de la suspension, jusqu’en 2028, de la réforme des retraites de 2023 opérée par la LFSS pour 2026 en adaptant l’âge de départ anticipé pour carrière longue pour les assurés ayant débuté leur activité avant l’âge de 20 ans.
-
Acte anormal de gestion : encore faut-il le prouver !
Si l’administration estime excessifs des honoraires versés à des sociétés liées, elle doit le démontrer concrètement, au moyen de comparaisons pertinentes et adaptées aux prestations en cause. Le juge ne peut donc pas valider le redressement sans répondre aux critiques du contribuable sur la méthode utilisée.
-
Transfert de siège dans l’UE : appréciation de la fin d’imposition en France
Le transfert du siège social d’une société dans un autre État membre de l’Union européenne ne suffit pas, à lui seul, à mettre fin à son assujettissement à l’impôt sur les sociétés en France. Le Conseil d’État précise que cette cessation ne peut être caractérisée sans rechercher si l’entreprise a effectivement poursuivi son exploitation sur le territoire français.
Dirigeant de société et prime d’intéressement
Les dirigeants de société qui cumulent leur mandat social avec un contrat de travail ont droit à la prime d’intéressement
À l’occasion d’un litige qui opposait un salarié à son employeur concernant le paiement d'un rappel de prime d'intéressement, la Cour de cassation a déclaré que l'intéressement a pour objet d'associer collectivement les salariés aux résultats ou aux performances de l'entreprise (c. trav. art. L. 3312-1), sans faire de distinction entre les salariés qui détiennent ou non un mandat social.
Le salarié estimait qu'il n'avait pas perçu l'intégralité de la prime d'intéressement qu'il aurait du toucher car les deux dirigeants sociaux de l'entreprise ont eux-mêmes reçu une prime d'intéressement, alors qu'aucune stipulation de l’accord d'intéressement ne prévoyait expressément un tel bénéfice pour les dirigeants sociaux, ce qui a réduit la part individuelle de chaque salarié bénéficiaire.
Les juges ont constaté que les deux dirigeants de la société qui étaient titulaires d'un contrat de travail et, à ce titre, ils avaient donc droit à bénéficier de la prime d’intéressement, qu’ils soient mandataire social ou non.
Source : Cass. soc. 31 janvier 2018, n° 16-20931
© Copyright Editions Francis Lefebvre
