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Redevables de la TVA
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Remboursement du CIR des PME : le remboursement immédiat n’est pas obligatoire
Une PME peut obtenir le remboursement immédiat de sa créance de crédit d’impôt recherche (CIR). Mais ce droit n’est pas une obligation : si elle choisit de ne pas l’utiliser, elle peut encore demander le remboursement du solde non imputé à l’issue de la période d’imputation de droit commun.
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Ristournes fournisseurs : elles ne réduisent pas toujours la valeur des stocks
Le Conseil d’État rappelle que les remises ou ristournes qui rémunèrent une prestation de services rendue par une société à ses fournisseurs, notamment pour promouvoir les produits achetés auprès d’eux, ne peuvent pas être assimilées à des « remises, rabais commerciaux et escomptes de règlement obtenus » déductibles du coût de revient des stocks.
Dirigeant : quelle déduction pour les frais de repas en 2026 ?
À l’inverse des dirigeants de sociétés soumises à l’IS qui ne peuvent déduire leurs frais de repas personnels que quand ils sont en déplacement professionnel, les frais supplémentaires de repas exposés régulièrement sur les lieux d’exercice de leur activité professionnelle par les exploitants individuels (BIC et BNC) sont considérés, sous certaines conditions, comme des dépenses nécessitées par l’exercice de la profession et sont donc pris en compte pour la détermination du bénéfice imposable. Pour 2026, les frais déductibles s’élèvent à 15,90 € maximum.
Frais de « repas quotidiens » du dirigeant : non déductibles dans une société à l’IS. Si la société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), elle ne peut pas, s’agissant d’une dépense d’ordre personnel non engagée dans l’intérêt direct de l’exploitation, déduire les frais de repas quotidiens pris par le dirigeant sur le lieu de travail de son bénéfice imposable (CGI art. 39, 1).
Une déduction de l’IR. Mais le dirigeant peut déduire ces frais de son impôt sur le revenu (IR) s’il a renoncé à la déduction forfaitaire de 10 % et opté pour la déduction des frais réels. Dans ce cas, la déduction sera, pour 2026, de 5,50 € par repas s’il n’a pas de moyen de restauration possible, ou le prix réel diminué de 5,50 € dans le cas contraire, notes à l’appui. Il conviendra, le cas échéant, d’ajouter à sa rémunération les indemnités et les remboursements de frais qu’il a perçus de la société sur sa déclaration d’IR.
Si l’entreprise est soumise à l’IR, elle peut déduire de ses résultats les frais dits « supplémentaires de repas » pris par le chef d’entreprise sur le lieu de travail sous certaines conditions : les frais doivent être justifiés (notes de restaurant, etc.), leur montant doit être raisonnable et la distance entre l’entreprise et le domicile doit faire obstacle à ce que le repas soit pris chez lui.
Mais une déduction limitée... L’administration considère une fraction du prix du repas comme une dépense personnelle qui n’est pas déductible, qu’elle évalue pour 2026 à 5,50 €. Seule est déductible la fraction du montant qui excède 5,50 € et dans la limite d’un plafond fixé à 21,40 €. La dépense maximale admise en déduction pour les chefs d’entreprises soumises à l’IR est donc de 15,90 € par repas.
À noter. Au-delà, la déduction n'est possible que si le chef d’entreprise peut justifier de circonstances exceptionnelles, liées notamment à son activité et aux possibilités de restauration à proximité de son lieu d’activité.
BOI-BNC-BASE-40-60-60 du 18-2-2026
© Lefebvre Dalloz
